Toutes les activités :
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15 mars 2006
18 et 19 mai 2006
21 septembre 2006
24 et 25 novembre 2005
30 novembre et 1 décembre
5 et 6 novembre 2007
introduction
Accompagner une gestion des âges émergente en Italie
Interview de Florence Baptiste, partenaire transnational du projet Alliages.
Pour quelles raisons avez-vous accepté de participer au projet Alliages ?
Au départ, nous étions en contact avec plusieurs projets : un anglais, un autrichien et un français (Vectorat). Nous avions identifié ces projets par le biais d’une banque de données puis nous nous sommes tous rencontrés. A travers ces rencontres, une « sélection naturelle » s’est opérée. Nous avons choisi le projet français, Alliages, car la thématique de l’âge nous intéressait et répondait à des questions que nous nous posions. De plus, avec le précédent projet Vectorat, une réflexion sur cette thématique avait déjà été amorcée. Enfin, il n’y a pas tant de projets sur l’age au niveau européen. En dernier lieu l’idée de travailler avec un petit partenariat, nous a semblé intéressante car on peut se concentrer plus sur les contenus du travail et moins sur la gestion des relations typique des partenariats nombreux. En plus la proximité géographique permet de consacrer plus de ressources aux contenus et moins en frais de déplacement.
Est-ce votre première participation à un projet Equal ?
Non. Nous avions déjà participé à des projets Equal : l’un sur l’adaptabilité et l’adaptation de la main d’œuvre, focalisé sur l’évaluation des compétences acquises et l’autre sur l’égalité des chances, centré sur la conciliation des temps entre vie professionnelle et vie professionnelle.
Quel sera votre rôle dans ce projet ?
Je suis responsable et personne référente du projet transnational, Partage, au sein du projet national - Ricomincio da 45 -. Mon rôle consiste à coordonner l’ensemble des activités, à m’assurer que chaque personne suit bien le planning, le timing imposé. Ce travail est grandement facilité par la collaboration avec mon homologue Gérard Cornet. Mais ce n’est pas toujours simple car il faut à la fois animer l’équipe nationale et assurer les échanges nécessaires entre les deux partenariats, en rappelant la nécessité à tous de produire un travail commun basé sur l’expérience développée dans chaque contexte national, mais qui doit être relu dans une perspective européenne et opérationnelle.
Combien de personnes travaillent sur ce sujet et quelles sont leurs fonctions respectives ?
Toutes les personnes impliquées dans le projet national doivent contribuer au projet transnational, Partage. Mais cinq à six personnes qui parlent français sont plus présentes et suivent de plus près le déroulement du projet, car facilitées par la langue. Le problème de la langue véhiculaire est réel. Il faudrait toujours avoir un important budget traduction pour assurer la participation active de tous aux échanges, malheureusement ce n’est pas le cas, nous ne disposons pas d’un tel budget
Depuis quand vous intéressez-vous au thème de la gestion des âges ?
Depuis 2001/2002. C’est à travers une série de lectures sur la situation démographique en Europe et en particulier en Italie qu’est né notre intérêt. Maintenant, c’est un thème qui émerge petit à petit en Italie, même si il n’a pas encore le même poids qu’en France dans les médias ou les mesures politiques. C’est un paradoxe qu’un des pays européens ou le choc démographique risque d’avoir un impact particulièrement fort, n’est pas encore mis ce thème à l’ordre du jour. La comparaison européenne permet de relever ce type de situation.
Quelle est la situation des seniors italiens sur le marché du travail ?
Le système de protection sociale italien est différent du système français, donc cela biaise la comparaison. En ce qui concerna la présence sur le marché de l’emploi, on ne peut que constater que les personnes de plus de 50 ans sont très peu représentées et encore moins dans le Piémont.
Cette sous représentativité est liée à une série de facteurs qui se sont sédimentés dans le temps. Depuis vingt ans, on a pris l’habitude lors de restructuration d’envoyer en préretraite les travailleurs les plus âgés afin de simplifier, pour les entreprises, la gestion de leurs restructurations. Et la crise économique dans laquelle on se trouve n’aide pas à percevoir le problème qui va se profiler à l’horizon 2008/2010 avec la sortie du marché du travail de la génération baby-boom, car la plupart des entreprises et en particulier les PMI sont prises dans la logique de la survie dans le futur immédiat. Cela n’aide pas à percevoir un problème vécu comme à moyen terme.
Comment se passe votre collaboration avec Gérard Cornet, votre homologue français ?
L’idée maîtresse de Partage est l’échange. Chacun, de notre côté, en fonction du contexte de notre pays, mettons au point des outils qui doivent servir à une meilleure pratique de la gestion des âges et échangeons sur les moyens d’avoir de bons outils de gestion de ressources humaines.
Nous communiquons beaucoup à travers les rencontres transnationales, les vidéoconférences et nous nous transmettons nombre de documents qui nous permettent de rebondir. Ce cumul de documents doit nous conduire au document final à savoir la création d’un guide commun de bonnes pratiques dans les domaines de la santé et du bien-être au travail, de la coopération intergénérationnelle et de la gestion des âges, des parcours professionnels et des fins de carrière.
Dans le cadre du projet italien, nous avons aussi défini avec des entreprises partenaires des plans d’actions que nous allons développer en septembre en terme d’actions à mener, ce sera de nouveau du matériel sur lequel échanger et construire notre outil commun.
Quelles sont vos attentes concernant Alliages ?
Tout l’intérêt du projet était de sortir du cadre national. Une collaboration transnationale permet, à travers la comparaison de pratiques et la mise en place d’outils, de comprendre qu’une réflexion européenne sur les systèmes de protection sociale et sur les directives de gestion des ressources humaines est fondamentale.
Dorénavant, la vie professionnelle devra se dérouler sur près de 40 ans avant de pouvoir partir en retraite et aucune réflexion sur la gestion d’une vie professionnelle sur un arc de temps aussi long n’a été réalisée. Cela se fait au coup par coup, au cas par cas. Il est temps de penser à une gestion des âges dans le cadre du travail, soutenu par un système de protection sociale, de formation, d’évaluation des compétences qui poussent les personnes et les entreprises à penser différemment et à agir différemment. Une approche comme celle de Partage peut contribuer à apporter un point de vue sur une approche européenne au problème posé par le vieillissement actif et donner quelques pistes pour l’action.
Propos recueillis par Vanessa Labuxière
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