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Dans le cadre du programme Equal Alliages, Adecco et MCC Mobilités ont mis en place une formation au tutorat pour intérimaires confirmés. Interview de Loïc Humeau, chef d’agence intérim, Voltaire et Daumesnil Pouvez-vous présenter votre agence ?
Je dirige deux agences spécialisées dans l’électricité qui comptent environ 220 intérimaires. Les métiers couverts sont variés : cela va de l’ouvrier qualifié à l’électricien en passant par les chefs de chantier, d’équipe ou de maintenance. Nous avons aussi quelques manœuvres ou terrassiers qui travaillent sur les chantiers avec des électriciens.
Avez-vous beaucoup d’intérimaires seniors et quel est leur typologie ?
Les intérimaires de 45 ans et plus représentent environ 50% de l’ensemble des effectifs. La grande majorité sont des autodidactes qui se sont formés sur le tas ou appris leur métier par le biais de l’alternance. Ils ont peu de qualifications même s’ils doivent constamment remettre à jour leurs connaissances car les normes électriques évoluent beaucoup. Ils sont plutôt engagés pour des postes de chef d’équipe et font le relais avec le chef de chantier. Du fait du poste proposé, leur mission est plus longue que les autres intérimaires. Ils sont aussi appréciés pour leur maturité, assiduité et volonté.
Connaissent-ils des problèmes de discrimination liés à leur âge ?
Oui bien sûr. Dans le milieu du bâtiment, c’est assez courant même si les demandes discriminatoires se font de manière indirecte ou par des non-dits. Subitement, le profil ne correspond plus ou les besoins ont été trouvés en interne. Les sous-traitants rejettent souvent la faute sur leur client qui demande un profil bien précis de candidat. Comme nous plaçons nos candidats par téléphone, nous « oublions » de mentionner l’âge pour essayer de contrer ces demandes. Malgré l’implication d’Adecco sur cette problématique, la situation au quotidien n’a guère changé. Mais si un client souhaite recruter un chef d’équipe ou de chantier, il sait très bien qu’il aura un candidat âgé au minimum de 35/40 ans car c’est un poste qui demande de l’expérience.
Connaissent-ils des problèmes d’usure professionnelle ou de démotivation (par rapport aux plus jeunes) ?
Nos intérimaires ne connaissent pas de problèmes particuliers d’usure professionnelle mis à part quelques problèmes de dos car ils sont en posture assisse toute la journée. Mais contrairement au BTP, nos métiers sont moins pénibles et il y a peu de charges lourdes. Toutefois, nous faisons attention aux tâches proposées. Par exemple, pour un poste de manutention pure ou de tirage de câblage grosse section, il est préférable de prendre un intérimaire plus jeune.
Comment avez-vous pris connaissance de la formation au tutorat ?
J’ai été contacté par la direction d’Adecco et j’ai trouvé que c’était une bonne initiative.
En tant que chef d’agence, quel est l’intérêt d’une telle formation ?
Pour les intérimaires, avoir une telle formation n’est pas commune. Cette formation permet de les faire monter en compétences et de valoriser leur expérience. Mais si cette formation s’avère être une bonne initiative sur le papier, sur son principe, son application se heurte à quelques difficultés notamment vis-à-vis des clients. Les entreprises du BTP sont confrontées à des chantiers de plus en plus courts. Ils n’ont ni le temps d’encadrer ou de former leurs salariés permanents donc leur proposer un intérimaire senior qui formera un intérimaire junior pose problème. Les entreprises surtout les TPE/PME qui fonctionnent au jour le jour et sont peu sensibilisées à ces questions n’ont pas compris que cette formation était un investissement à moyen/long terme alors q qu’elles se plaignent des prochains départs massifs à la retraite de leurs salariés.
Comment avez-vous sélectionné les premiers formés et quelle a été leur réaction ?
Nous avons sélectionné nos meilleurs intérimaires qui sont aussi nos intérimaires les plus anciens. Ces intérimaires avaient déjà eu des missions d’encadrement ou avaient une fibre pour encadrer. Ils ont été très enthousiastes. C’était l’occasion pour eux de valoriser leur expérience et de découvrir des méthodes d’encadrement. Comme cette formation était rémunérée, ils ont également reçu une indemnisation correspondant au taux de leur dernière mission.
Pour les intérimaires, cette formation va-t-elle les aider au quotidien pour trouver une mission ?
Pour l’instant, c’est un peu tôt pour se prononcer. Les intérimaires qui ont suivi la formation n’ont pas encore vu leur situation au sein de leur entreprise changer. Mais nous avons l’intention, lorsqu’ils arriveront en fin de mission, de communiquer sur cette formation avec les clients. Une deuxième phase sera de la présenter à l’ensemble de nos clients.
Le but de cette formation est d’une part de développer les compétences des intérimaires par rapport à l’évolution des métiers et d’autre part, de les fidéliser. Dans votre agence, êtes-vous confronté à ces deux problématiques ?
Nous sommes confrontés à ces problématiques quotidiennement. Nous avons tout intérêt à garder nos intérimaires compétents mais généralement un intérimaire compétent est aussi un intérimaire fidèle car il a du travail à l’année. Cette formation a été l’occasion de récompenser les intérimaires méritants en les faisant monter en compétences. C’est aussi une marque de confiance de la part de la société d’intérim.
Propos recueillis par Vanessa Labuxière
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Cycle universitaire de formation. Certificat en études intergénérationnelles. Théories et pratiques des relations entre générations.Demande d’information :INAG c/o Institut Universitaire Kurt Bösch case postale 4176, 1950 Sion 4 ou inag@iukb.ch.
Du vieillissement de la population, en passant par les politiques sociales, le système sanitaire et les mutations sur le marché de l’emploi, les « générations » sont à la une des médias et de l’agenda politique.Cependant, la question des âges est évoquée d’une manière souvent alarmiste ou superficielle, sans repères sérieusement fondés.
Le Certificat en études intergénérationnelles a pour ambition de proposer des éléments permettant de se familiariser avec la question des âges selon plusieurs approches, d’apprendre à maîtriser des outils conceptuels pour la compréhension des faits et pour l’action. Il veut aussi favoriser les contacts avec des équipes et des réseaux réalisant des projets de terrain.
Le Certificat en études intergénérationnelles est une formation universitaire proposée par l’Institut Universitaire Kurt Bösch (IUKB) et l’Institut Universitaire Âges et Générations (INAG) avec le concours de plusieurs instituts universitaires suisses et du CESOL (Université Paris 8).
Les trois objectifs du Certificat:
- une approche théorique des problèmes liés à la question des âges de la vie et aux relations entre les générations
-l' analyse d’un ensemble d’expériences en cours dont l’objectif est de promouvoir la qualité des relations entre les générations ; il présente des stratégies et les méthodes utilisées à cet effet
- la découverte d' un réseau d’institutions et de personnes qui mettent en œuvre ce type d’action et produisent des analyses sur ces sujets
Cette formation qui est dispensée très majoritairement à distance au moyen d’une plate-forme sur Internet. La formation comprend :
- trois sessions de deux jours qui auront lieu à l’IUKB.
- Des travaux personnels qui s’appuieront sur la plate-forme d’enseignement à distance
- la rédaction de deux notes de synthèse et d’un travail final
- l’ensemble du Cycle de formation se déroule sur une période de 16 mois. Il comprend 260 heures de formation, toutes activités comprises.
Le Certificat s’adresse à des personnes diplômée-e-s des universités (licence ou bachelor), à des diplômé-e-s des Hautes Écoles Spécialisées (HES), à des professionnel-le-s de l’action sociale et sanitaire, à des planificateurs, des responsables d’institutions, des journalistes, des théologiens, des historiens...
Le Certificat est ouvert à des personnes titulaires d’une licence, d’un diplôme de niveau HES ou d’une formation jugée équivalente. L’admission se fait sur dossier ; le formulaire d’inscription doit être accompagné d’un curriculum vitae et d’une lettre indiquant votre intérêt pour la formation. Les étudiant-e-s doivent avoir accès à Internet.
Le coût de la formation s’élève à CHF 3'800.- (enseignements, accès à la plate-forme Internet, tutorat, documentation, diplôme). Les frais de déplacement et d’hébergement pour les trois sessions résidentielles ne sont pas compris dans ce montant
Source : INAG >> http://www.socialinfo.ch
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Prévoyance complémentaire- retraite complémentaire- emploi- chômage. Les 7, 14, 21 mars, 4, 11, 18 avril, 9, 23, 30 mai et 13 juin. Au Cnam. Prix: 1320 €. Contact: 01 40 27 25 79 ou prebe@cnam.fr Ce stage de 66 heures s'adresse aux personnes qui, dans les entreprises ou dans les institutions, gèrent les régimes sociaux. Grâce à ce stage, le sparticipants auront une vue d'ensemble de la protection sociale complémentaire pour les salariés et des différentes aides publiques à l'emploi.
Seront abordés la prévoyance collective, les régimes complémentaires, les fonds de pension, l'épargne salariale, les aides à l'emploi....
Source : Cnam >> www.cnam.fr
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PMU (Paris Mutuel Urbain), 1400 salariés, 7 milliards de chiffres d’affaires, a fait évoluer depuis 1999 son mode de fonctionnement afin de devenir plus compétitif, plus dynamique. Depuis, 600 salariés ont changé de métiers, cinq nouveaux métiers ont été crées. « PMU a beaucoup recruté, il y’a une vingtaine d’années, des collaborateurs avec une faible formation initiale. A contrario, les nouveaux collaborateurs possèdent une formation plus élevée. Il y’avait un risque de dichotomie » explique Jacques Velex. « De plus, du fait du statut particulier de l’entreprise (pas de concurrent direct), les salariés se sentent protégés et développent un complexe d’infériorité. Nous avons voulu démontrer grâce à la VAE que les anciens collaborateurs n’ont pas une valeur moindre que les nouveaux » ajoute t-il.
De façon symbolique, les premiers bénéficiaires de la VAE ont été les secrétaires-assistantes.
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